Le mécanisme : revenir sur le refus quand l'indemnité est connue

L'article L.145-58 du Code de commerce permet au bailleur, qui a refusé le renouvellement du bail commercial avec offre d'indemnité d'éviction, de revenir sur sa décision et de consentir le renouvellement aux conditions antérieures.

Ce droit est typiquement exercé quand le bailleur découvre, après fixation judiciaire de l'indemnité d'éviction, que celle-ci est plus élevée que ce qu'il avait anticipé. Plutôt que de la payer, il préfère renouveler le bail.

Conditions d'exercice du droit de repentir

Calcul du délai de 15 jours

Le délai de 15 jours court à compter du jour où la décision judiciaire fixant l'indemnité d'éviction est devenue définitive, c'est-à-dire :

Attention : le délai est court (15 jours). La vigilance est essentielle pour ne pas le laisser passer.

Forme du repentir

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Conséquences du repentir

Stratégie : quand exercer le repentir

Le repentir est essentiellement un outil d'arbitrage économique. Il est pertinent dans les situations suivantes :

Pièges et précautions

Questions fréquentes

Le preneur peut-il refuser le repentir du bailleur ?

Non, sauf s'il a déjà commencé sa réinstallation effective dans un autre local (bail signé, fonds acheté, déménagement effectif). Tant que cette réinstallation n'a pas commencé, le repentir s'impose au preneur et le bail est renouvelé.

Le repentir peut-il être partiel (sur une partie des conditions) ?

Non. Le repentir doit porter sur le renouvellement intégral aux conditions antérieures (ou celles offertes initialement). Un repentir conditionnel ou partiel serait analysé en nouvelle offre, refusable par le preneur. C'est tout ou rien.

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